Cameroun : l’armée déguerpit des villages de l’Extrême-Nord contre Boko Haram

Plusieurs localités des départements camerounais du Logone et Chari, du Mayo-Tsanaga et du Mayo-Sava (Extrême-Nord), frontalières avec le Nigeria, ont été vidées de leurs populations par les forces de défense en prévision d’une riposte ‘’de grande envergure’’ contre la secte islamiste Boko Haram, a appris APA vendredi de source sécuritaire.

 

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Les délogés sont provisoirement recasés dans des écoles de Mora et du chef-lieu de la région, Maroua, où ils sont encadrés par l’armée et les autorités administratives qui leur apportent assistance et protection.

Ces déguerpissements interviennent alors que, selon des sources locales jointes au téléphone par APA, les forces armées camerounaises ont essuyé puis repoussé plusieurs attaques de Boko Haram depuis le début de la semaine à Achigacha et Kerawa.

Dans le même temps, Garkara et Fotokol, proches des villes nigérianes de Gambaru et Ngala, demeuraient sous le contrôle des assaillants.

Jeudi, apprend-on, de violents combats entre les islamistes et l’armée camerounaise ont fait une trentaine de morts chez les premiers cités.

Le même jour à Yaoundé, la capitale du pays, s’est tenue une cérémonie d’hommage à 26 soldats tombés sous les balles de l’ennemi dans des zones frontalières avec le Nigeria et la République centrafricaine.

Ce fut aussi l’occasion, pour le Conseil national des chefs traditionnels du Cameroun (CNCTC), de s’approprier la position des imams et dignitaires musulmans locaux, qui condamnent et dénoncent les actes de Boko Haram, considérés comme ‘’contraires à la religion de paix et de tolérance qu’est l’Islam’’.

– APA –

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