Burkina Faso : trois membres du RSP inculpés dans l’affaire Norbert Zongo

17 ans après son assassinat, Norbert Zongo continue toujours de défrayer la chronique du côté du Burkina Faso. Une enquête a été rouverte en mars dernier pour élucider les circonstances de sa mort. La justice vient d’inculper trois militaires dans le cadre de cette affaire, apprend-t-on de rfi.

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assassinat de Norbert Zongo, 17 ans après, l’enquête se poursuit

Le dossier Norbert Zongo court-il enfin vers son dénouement ? Biens malins ceux qui pourront répondre par l’affirmatif à l’heure actuelle. Mais au regard des derniers faits en date, il convient de noter toutefois que les choses avancent bien. La justice burkinabè vient d’inculper trois militaires issus du défunt Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP).

Au sortir d’une rencontre avec le Juge d’instruction, Me Benewende Sankara, Avocat de la famille de Norbert Zongo a déclaré : « Ces trois hommes étaient déjà impliqués dans l’assassinat de David Ouedraogo, le chauffeur de François Compaoré, frère cadet de Blaise Compaoré (…) On a retrouvé l’épave du véhicule qui a été utilisé. Je ne saurai vous dire exactement où, mais nous avons vu les photos de l’épave (…) donc c’est un élément, c’est une pièce maîtresse du dossier. Mais ce qui est important, c’est surtout les inculpations puisque ça permet de continuer les interrogatoires. »

Aussi, rappelle-t-il que ces hommes sont bien connus des services judiciaires compte tenu de leur implication dans l’assassinat du CapitaineThomas Sankara le 15 octobre 1987 : « Ils sont également impliqués dans l’assassinat du président Thomas Sankara. Ce sont des éléments du Régiment de sécurité présidentielle. »

L’Avocat chargé de défendre le cas Norbert Zongo s’est réjouit de ces inculpations : « Avec ces inculpations, on a des pistes très sérieuses pour aboutir peut-être à d’autres inculpations. Mais ce qui nous intéresse, c’est surtout la manifestation de la vérité à terme (…) Il faut maintenir la pression, il faut maintenir la mobilisation populaire, mais d’un autre côté, il faut aussi des garanties au niveau de l’instruction pour que le dossier avance sereinement (…) il faut aller jusqu’aux complices, jusqu’aux commanditaires et savoir qui a donné l’ordre. »

L’Etat burkinabé a versé 233 millions de francs CFA à la famille de Norbert Zongo mais aussi aux familles des trois autres personnes qui ont péri dans l’accident, mettant ainsi à exécution une décision de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples qui date de juin dernier.

Selon vous, la justice burkinabè pourra-t-elle identifier les vrais assassins et faire la lumière sur le dossier Zongo ?

Source: Afrique sur7

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