Burkina Faso : cinq “terroristes” abattus par l’armée dans le Centre-nord

Aucune perte n’a été enregistrée du côté des militaires L’armée burkinabè a annoncé, jeudi, avoir abattu, dans la matinée, cinq “terroristes” dans une action offensive contre un “groupe de terroristes”, dans la zone de Kongoussi située dans la province du Bam dans le Centre-nord du Burkina Faso.

 

L’armée a, en outre, expliqué dans un communiqué que dans la dynamique des actions offensives engagées contre les groupes armés “terroristes”, les unités militaires manœuvrant dans la zone de Kongoussi (Province du Bam, région du Centre-nord) ont tendu une embuscade à un groupe de “terroristes” ce jeudi 27 octobre 2022 au petit matin.

“La brutalité des feux combinée à l’effet de surprise a créé la débandade dans les rangs ennemis”, a déclaré l’armée, soulignant que “cinq (05) terroristes ont été abattus et leur armement saisi”.

Le communiqué précise que des motos et des moyens de communication ont également été récupérés et qu’aucune perte n’a été enregistrée dans les rangs de l’armée.

Le Chef d’Etat-major général des Armées burkinabè David Kabré “a exhorté l’ensemble des forces à s’inscrire dans une dynamique offensive pour réduire au maximum l’influence des groupes armés dans les zones à fort défi sécuritaire”.

Dix militaires burkinabè avaient été tués et une cinquantaine d’autres blessés lundi, dans une attaque “terroriste” ayant visé la base du 14e Régiment Interarmées de Djibo située dans la province du Soum, dans le Sahel burkinabè, a annoncé l’armée soulignant qu’elle a neutralisé au moins 18 “terroristes” dans la riposte.

La situation sécuritaire s’est nettement dégradée au Burkina Faso depuis 2015. Les attaques enregistrées depuis cette date dans plusieurs régions du pays ont fait de nombreuses victimes et des milliers de déplacés internes, alors que plus de 40% du territoire échappe au contrôle de l’Etat, selon les chiffres officiels.

La dégradation continue de la situation sécuritaire avait motivé le coup d’Etat mené par un groupe de militaires conduit par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba contre le président Roch Marc Christian Kaboré.

Le 30 septembre dernier, soit huit mois après, Damiba a été à son tour renversé par un groupe de militaires dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré qui l’a accusé de mauvaise gestion de la situation sécuritaire.

Âgé de 34 ans, Traoré qui est membre du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR, le regroupement de militaires qui avaient renversé Kaboré) conduit une transition politique de 21 mois, à compter du 02 octobre, selon la charte de la transition qui précise que le capitaine n’est pas éligible à l’élection présidentielle qui sera organisée en 2024.

Mercredi, le Premier ministre burkinabè de la transition, Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela, a qualifié de gouvernement de “combat”, avec pour priorité la lutte contre le terrorisme, l’équipe de 23 ministres qu’il avait formée mardi pour conduire l’action gouvernementale durant les 21 mois de la transition.

En début de semaine, l’armée burkinabè avait annoncé le recrutement de 50 mille volontaires pour la défense de la patrie (VDP, des supplétifs de l’armée) afin de renforcer ses effectifs dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

L’armée burkinabè qui compte environ 30 000 hommes avait déjà lancé début octobre un recrutement de 3 000 soldats, alors qu’une précédente opération similaire avait été lancée en avril dernier.

Source : Anadolu Agency
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