Base onusienne attaquée au sud-soudan

L’attaque Malakal, dans le nord-est du pays, a fait au moins sept morts et environ 40 blessés parmi les civils réfugiés sur la base onusienne.

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L’ONU a dénoncé de nouvelles violences dans un pays déchiré depuis plus de deux ans par une guerre civile.

Les échanges de tirs entre jeunes d’ethnies rivales ont commencé mercredi soir dans la base de Malakal, capitale de l’Etat pétrolier du Haut-Nil (nord-est), l’un des principaux champs de bataille du conflit, et se sont poursuivis jeudi matin.

Dans un communiqué publié à son siège de New York, l’ONU a établi le bilan à au moins sept morts et une quarantaine de blessés parmi les civils réfugiés sur la base.

«Toute attaque visant des civils, les locaux de l’ONU et les Casques bleus peut constituer un crime de guerre», a souligné le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

Mise en garde Ban

La Mission de l’ONU au Soudan du Sud (UNMISS) avait donné un premier bilan de cinq morts et 30 blessées, ajoutant que les Casques bleus avaient tiré des gaz lacrymogènes pour disperser la foule dans le camp surpeuplé.

«Des violences impliquant l’usage d’armes à feu légères, de machettes et d’autres armes ont éclaté entre jeunes des deux communautés» dinka et shilluk, a précisé la mission.

M. Ban a «mis en garde toutes les parties contre la tentation d’attiser les querelles ethniques» et leur a demandé «de s’abstenir de toute action ou déclaration qui pourrait faire monter la tension».

Plus de 47’500 personnes vivent à l’intérieur du camp de déplacés de Malakal, soit un quart des 200’000 civils réfugiés dans les six bases onusiennes du pays. Aucune arme n’est théoriquement autorisée à l’intérieur de ces camps.

«Ils ont tiré avec des kalachnikov et des mitrailleuses (…) la situation est toujours très tendue, les gens se cachent», a rapporté Jacob Nhial, un habitant de la base contacté au téléphone par l’AFP, en précisant que les Casques bleus patrouillaient en début d’après-midi la zone avec des tanks.

La rébellion sud-soudanaise, qui lutte contre les forces gouvernementales depuis décembre 2013, a confirmé l’attaque. Mais il n’était pas immédiatement possible de confirmer l’identité des hommes armés. La base de Malakal se situe dans une zone contrôlée par le gouvernement de Juba, mais à la lisière des territoires tenus par la rébellion.

(afp/nxp)

(Créé: 18.02.2016, 19h52)

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