Algérie : Les étudiants associés aux médecins et à la plate-forme pour le changement du pays demandent la démission de Bouteflika

Le mardi 19 mars courant, des centaines d’étudiants et de médecins étaient mobilisés à Alger, capitale algérienne, pour réclamer la démission du président Abdelaziz Bouteflika après l’expiration de son 4e mandat, le 28 avril prochain. À cela, s’ajoute la déclaration intitulée’’ plate-forme pour le changement’ ’où la coordination nationale pour le changement scandait la démission du gouvernement.

À force de trop s’accrocher au pouvoir, on se demande si Bouteflika ne risque pas de sortir par la petite porte. Car, en dépit des pressions algériennes, l’octogénaire a unilatéralement décidé de renoncer à sa cinquième mandature et donc de proroger son 4e mandat dès qu’il arrive à terme le 28 avril prochain. Ce, durant le temps que prend la conférence nationale voire l’organisation du  nouveau scrutin pour l’élection d’un chef d’État censé le remplacer. Chose qui a d’ores et déjà entrainé la colère du peuple qui n’a pas hésité de se faire entendre via des nouvelles manifestations. Comme c’était le cas du mardi, où des centaines d’étudiants et de médecins étaient dans la rue algérienne pour demander la démission de Bouteflika qui dirige ce pays pendant une vingtaine d’années et qui apparait de plus en plus rare pour cause d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Sur les pancartes des étudiants manifestants, on lisait : « Il (Bouteflika) prolonge son mandat, nous prolongeons notre lutte ». Pendant que ces jeunes étudiants s’étaient mobilisés d’un côté, de l’autre, les médecins aussi appelaient à la démission du président Abdelaziz Bouteflika après l’expiration de son 4e mandat, le 28 avril. Pour sa part, l’étudiant Ali Djimi, âgé de 23 ans, extériorisait : « Nous n’arrêtons pas notre pression jusqu’à ce que Bouteflika s’en aille ». Dans une déclaration intitulée’ ’plate-forme pour le changement’’, la coordination nationale pour le changement a de son côté incité le gouvernement à démissionner. « Il est urgent de modifier radicalement le système en place avec un nouveau personnel », dixit la plate-forme.

Mamadou Diarra

Source: Le Pays

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