25 ans après la fin de l’apartheid : Les Sud-africains « encore loin d’être libres » selon Cyril Ramaphosa

Le samedi 27 avril, le peuple sud-africain célébrait la journée sud-africaine de la liberté. À cette occasion, le président Cyril Ramaphosa dit avoir déploré « qu’un quart de siècle plus tard après la fin de l’apartheid du pays de voir que la population n’est toujours pas libre à cause de la pauvreté qui gangrène le pays ».

 

Dans son discours de célébration de la journée sud-africaine de la liberté, le président Cyril Ramaphosa précise : « nous sommes réunis ici pour fêter le jour où nous avons gagné notre liberté ».Le 27avril 1994, se souvient-il, les noirs sud-africains qui représentaient les trois-quarts de la population, se ruaient aux urnes pour ainsi voter pour la première fois dans l’histoire. Ce sont ces élections qui ont porté Nelson Mandela au pouvoir, héros de la lutte contre l’apartheid non moins premier président noir sud-africain qui a été démocratiquement élu. C’est cela qui a permis aux noirs de mettre fin aux trois siècles de dominations des blancs ainsi que le régime raciste de l’apartheid en place depuis les années 1948.Dans son discours, Cyril a également exprimé en ces termes : « nous nous rappelons de ce moment où nous avons fait une croix sur le bulletin de vote pour la première fois de notre vie ».Cyril de dire : « nous ne pouvons pas être une nation libre tant que des gens vivent dans la pauvreté », « ils n’ont  pas assez à manger, pas de toit digne de ce nom, pas accès à des services de santé de qualité et ils  n’ont pas également les moyens de gagner leur vie ».

Entre 2011 et 2015, 3 millions de sud-africains étaient plongés dans la pauvreté selon la banque mondiale. Le chômage continue de toucher 27% de la population active contre 20% en 1994.Pour le chef d’Etat Cyril, « on ne peut pas être une nation libre tant que les fonds destinés aux pauvres sont gaspillés, perdus ou même dérobés ».

Suivant son discours de campagne, ce dernier avait pareillement dit que «l’Afrique du sud est un pays encore profondément inégalitaire compte tenu des disparités qui sont malheureusement fortes entre les riches et les pauvres, entre les salariés et les chômeurs ». Dans un témoignage donné par une habitante de Makhanda,Vuyiswa,âgée de 31 ans on pouvait entendre : « on est sans emploi, sans logement, sans eau. Des dames les plus âgées doivent faire leurs besoins dans des seaux et jeter le contenu pendant la nuit. Ce n’est pas sûr. Nous sommes toujours dans l’apartheid ».

Mamadou Diarra

Le Pays

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